Le Grand Carnassier

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 Une ombre dans ton dos.

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L'Horreur d'Héraklés
Rodeur
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MessageSujet: Re: Une ombre dans ton dos.   Lun 10 Oct 2011 - 16:28

Shas'ui, Shas'la serait le jeune Tau, et Asbel ne fait pas Tau, il faut au moins deux parties, ici par exemple Vogsfas'Shas'la'Asbel serait un minimum. De plus, je n'aime pas trop ta conception des Tau, car il est dit dans leur codex, que les Tau adorent leurs Ethérés, genre si un Ethéré dit à un Tau de se tuer, celui-çi le fait sans discuter. Sinon c'est marrant mais un peu court et un peu bizarre (pas de batailles, pas de difficultées tyranides).

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Les hommes sont faits, nous dit-on,
Pour vivre en band', comm' les moutons.
Moi, j' vis seul, et c'est pas demain
Que je suivrai leur droit chemin.
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L'ombre funeste
Mawloch
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MessageSujet: Re: Une ombre dans ton dos.   Lun 10 Oct 2011 - 19:27

Merci des renseignements! J'ai donc édité un peu pour arranger certains points. Ne connaissant des Taus surtout les dégâts provoqués sur les champs de bataille (ouille ça fait mal) et ce que j'ai pu apprendre sur le lexicanum, je ne pas vraiment l'équivalent de caporal. Pour le nom du jeune homme, j'ai surtout pris un nom qui me plaisait et qu'on ne croisait pas tous les jours. Je l'ai donc gardé.
Sinon, il était vrai que le terme "exterminé" était un peu (un peu beaucoup même) exagéré. "Affolé" sonnant mal dans le contexte et dérouté état trop faible, j'ai tout simplement mis vaincu. Et c'est là qu'un auditoire ivre de sang hurle:"mais les tyranides n'ont eut qu'à affronter une résistance quasi-nulle!"
Il faut alors ce remettre dans le contexte. Le Vogons se foutent éperdument de ce qui se passe autour d'eux. Aucune aide n'est à attendre de leur côté. Les taus, quand à eux, se sentent mal à l'aise sur cette planète. Il faut pour le comprendre se référer à Asbel, qui personnifie en fait l'ensemble des Taus. Eux qui suivaient aveuglement leurs chefs et qui se contentaient d'un cailloux en guise de planète tant que c'était pour la bonne cause commencent à douter de leurs acquis. Ce fait est en parti dut au fait que Vogsphère est un peut "la planète pourrie par excellence". Mais bon, j'espère que tout ça vous aura aidé à comprendre.

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L'ombre funeste
Mawloch
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MessageSujet: Re: Une ombre dans ton dos.   Ven 2 Déc 2011 - 23:23

Cette flotte ruche a vécue, a été oubliée, est ressortie, puis est à nouveau tombée dans l'oubli. Je met donc un terme à ses agissements. Ceci est donc certainement le dernier texte que j'enverrai sur la flotte ruche Nostromo, bien que je puisse peut-être, plus tard, retourner sur quelques points, comme la bataille d'Iriandel.

« May day! May day! May day! Sulaco à base, un organisme titanesque non répertorié en approche! Il sera dans nos retranchements d'ici 20 secondes! 19! 18! 17! 16! Empereur ayez pitié de nos âmes... »

« Mucius! Eh! Mucius, je te parle! » Mucius se retourna et vit Milan, un ami de longue date, et désormais remplaçant de Flam. Il lui jeta un regard assassin. Le maître de compagnie était torse nu, et il n'appréciait pas qu'on vit son bras mécanique au grand jour, accroché au moignon calciné qui fut jadis un bras vigoureux. Mucius enfila à la hâte une tunique et répondit au second qui attendait, aussi droit qu'un piquet. « Que me veux-tu donc ? Qu'est-ce qui est si urgent pour toi que tu ne puisses attendre mon levé ? » Milan contint sa colère et dit d'une voix froide: «Vous avez reçu une lettre d'elle. Elle se languit de vous.
 -Tiens donc. Elle se languit de moi ? Et bien elle attendra que cette affaire soit réglée. J'ai du travail, et il ne peut attendre. Elle comprendra que je l'aime.
-Comment pouvez-vous prétendre l'aimer alors que vous ne l'avez pas vu depuis votre retour! »
A ces mots, Mucius bondit tel un loup et enserra de sa main bionique le coup de Milan, ce dernier quittant le sol de quelques centimètres.
« Ne dites jamais que je ne l'aime pas ! Est-ce claire ?! Ne le dites jamais ! Vous ne savez rien de ce que je ressens pour elle ! Rien du tout ! Vous ne connaissez rien à l'amour ! »
Il relâcha Milan si violemment qu'il heurta le sol avec un craquement. Le second se releva lentement, ne s'appuyant que sur une jambe. Il prit la parole d'une voix désormais absente. « Qu'est il arrivé durant cette mission? Qu'est-il arrivé à Mucius Main de Braise pour qu'il oublie ses amis?
-Sortez.»
Milan tourna le dos à Mucius et sortit, d'un pas lourd mais fière. Le maître de compagnie s'effondra et enfouit sa tête dans ses mains. Il pleura.

La barge de bataille avançait à un rythme soutenu à travers le vide galactique. A ces côtés, nombres croiseurs et frégates fendaient les cieux à la rencontre de leur destin. Dans quelques temps se jouerait la plus grande bataille céleste à jamais avoir eu lieue depuis des millénaires. 6 chapitres spaces marines allaient affronter la mort cosmique, celle dont les origines remontent à l'aube des temps, dont la présence même défie l'espace et le temps. Aujourd'hui, l'homme affronterait la race la plus évoluée de l'univers. Aujourd'hui, l'homme affronterait le tyranide.
Plus de 1000 vaisseaux avaient été mobilisés, rassemblant l'élite de l'humanité. Salamanders, Ultramarines, Darks angels... tous avaient répondu à l'appel. Ce trouvait également des Crimsons Fists, des Sons of Orar et des Space Wolfes. Pour vaincre l'ombre de l'espace, rien n'avait été laissé au hasard. Les bio-vaisseaux dont on ne connaissait pas le nombre, devaient-être attirés dans un champs d'astéroïdes, où des mines de la taille d'un satellite devaient faire sauter les organismes sidéraux.
Un vaisseau de classe A avait été sacrifié pour les attirer dans le piège, et les hauts commandants ne toléreraient aucun faux pas. L'enjeu était bien plus important que la perte de nombreux chapitres, c'était tout l'Imperium qui risquait de sombrer dans l’abîme. La défaite n'était pas permise.

Mucius s'impatientait dans le poste de pilotage. A ses côtés, Marneus Calgar en personne, ainsi que Ragnar Crinière Noire. Les autres maîtres de chapitre se trouvaient dans une autre barge, et Vulkan Estan, qui dirigeait la guerre contre les eldars noirs du système Domitor, était absent. En fait, Mucius était la seule personne présent à n'être qu'un simple capitaine de compagnie, et cela l'énervait d'autant plus que son impatience contrastait avec le calme des deux autres. Ils l'ignoraient. Qu'y avait-il de si différent entre eux et lui, si ce n'était le titre? Tous portaient des armures terminator, tous étaient entraînés et infiniment puissants. Et ils le méprisaient, lui qui n'était qu'un simple capitaine. Calgar prit la parole: « Calmez-vous donc jeune homme, vous m’empêchez de réfléchir. » Ragnar ricana dans sa barbe. Mucius fulmina mais garda contenance: « Et réfléchir à quoi?! A votre prochain land raider? A l'armure énergétique que vous porterez lors de votre anniversaire? Je suis navré mais l'heure n'est plus à la réflexion: elle est à l'action. » Calgar perdit instantanément son sourire moqueur. « Jeune insolent! Comment osez-vous me défier, moi qui ai la meilleure expérience des tyranides que n'importe qui en ce monde?! Moi qui suis seigneur d'Ultramar depuis plusieurs siècle! Moi qui...
-Parce que votre orgueil est trop grande, parce que le pouvoir vous est monté à la tête. Parce qu'il serait temps de vous souvenir que vous n'êtes qu'un homme, et donc l'égal de tout sujet de l'empereur. »
Calgar se leva de toute sa stature. Mucius était relativement frêle pour un marine, et la constitution massive du maître de chapitre dominait celle du capitaine. « Vous ne m'avez que trop importuné. Rejoignez Nocturne avec vos hommes et laissez les vrais guerriers mener à bien leur mission.
-Vous êtes centenaire de beaucoup et pourtant, mon expérience de la vie vaut largement la vôtre. Ne me parlez pas de prétention ou d'ambition, j'en ai déjà fait les frais d'une manière que le monde ignore et qui pourtant est si forte qu'elle me ronge un peu plus chaque jour. Asseyez-vous et ravalez votre amertume, elle n'a pas de raison d'être face à moi. » La voix de Mucius et son regard étaient à ces mots si empreints de tristesse que Ragnar le prit en pitié. Mais il n'en alla pas de même avec le seigneur d'Ultramar. « Déguerpi... »
Un signal sonore mit brutalement fin à la discussion, ce qui permit certainement à Mucius de continuer de participer à la guerre. « L’Empereur nous protège murmura Ragnar. Calgar ouvrit la bouche, puis la referma. Mucius ne dit rien.

Ce fut une vision cauchemardesque que subirent toutes les personnes de l’alliance anti-tyranique. Devant il n'y avait qu'un seul bio-vaisseau. Mais en était-ce vraiment un? Il était semblable à un serpent de plusieurs kilomètres. De puissantes nageoires servent certainement à le diriger battaient à rythme lent le vide stellaire. Le long de son corps poussaient nombre de piques, et deux grands yeux sans pupilles, aussi froids que la nuit, fixaient l’avancée d'une armée dérisoire. Il ouvrit une gueule pouvant engloutir des étoiles, et poussa un cri si chargé de douleur et de haine que la plupart de ceux qui l'entendirent en devinrent irrémédiablement fous.
Mucius l'avait déjà vue. Il s'en souvenait. Il la connaissait. Il avait déjà contemplé son regard et vu au fin fond de son être. La créature qu'on aurait dit dénuée d’émotions avait en en réalité des joies, des douleurs, des malheurs. Voyant que ses deux compatriotes se serraient la tête dans leurs mains en se balançant d'avant en arrière, murmurant dans une langue inconnue, il décida de prendre les choses en mains. Il s'avança vers le micro et dit d'une voix claire et nette: « Camarades, nous avons devant nous le fléau de toute vie. Celui dont le seul but est de nous anéantir. Nous ne pouvons le laisser faire. Camarades, notre heure est certes arrivée, mais pensez à vos familles. Pensez à l'imperium. Pensez à l'Empereur. Aujourd'hui nous périrons, mais se sera sous le son des trompettes de la gloire, se sera sous le regard de l'Empereur. Ce sera pour... » Mucius eut une défaillance. Un instant, il pensa à elle. Il cligna des yeux et reprit: « Alors en avant fils de l'Empereur ! En avant Camarades! En avant mes frères! »
Et sur ce, Mucius prit les commandes de la barge. Mais alors que la bête se rapprochait, sa vue devint floue, et il tomba dans un épais brouillard.

Un puissant blizzard sifflait à ses oreilles, alors que le ciel était obscurci de nuages. Tout autour de lui, une brume irréelle flottait par bribes, lui laissant parfois le temps de distinguer une forme noire. Il releva la tête et vit. Devant lui se tenait une étrange femme. Sa peau était du noir le plus profond, et elle était vêtue d'une étrange robe de ténèbres qui n'en finissait pas de s'évanouir au rythme du vent. Sa tête, allongée, avait un visage rappelant celui d'un homme, mais qui était plus proche de celui d'un tyranide. Il n'y avait pas de doute sur sa nature: elle était la flotte ruche. Elle prit la parole. « M'entendez-vous ? » Mucius fut pétrifier. Elle ne parlait pas son langage, les informations allaient directement dans son cerveau. Elle sourit. « Quelle question. Vous ne pouvez faire autrement.
-Pourquoi voulez-vous détruire tout ce qui vit? Pourquoi désirez-vous dévorer le monde?
-La question est directe. Je suppose que votre race ne peut faire autrement. Voyez-vous jeune mâle, vous ne pouvez vous empêcher de raisonner comme un humain. Les seules choses que vous puissiez concevoir sont donc celle de votre monde. Ainsi...
-Vous détournez le sujet! Répondez-moi!
-Très bien, dit-elle d'un air lassé, nous, les tyranides, avons une idéologie très différente de la votre. En fait, nous faisons naturellement ce que les...(elle hésita) « Taus » font artificiellement.
-Je ne vous suis toujours pas.
-Cessez donc de m'interrompre! Il est déjà assez difficile de trouver les bonnes informations et de les traduire en votre mode de compréhension pour que je me soucie de soigner votre impatience!
Donc, les Taus ont abandonné leur individualité pour ne faire qu'un seul être aux multiples membres. Ces membres peuvent repousser, bien que cela, je ne vous le cacherais pas, soit difficile. Ainsi, nous pouvons sacrifier certains des nôtres pour parvenir à notre survie. Est-ce désormais clair?
-Cela ne répond toujours pas à ma quest... » Mucius fut alors foudroyé. Il venait de raisonner tel qu'un tyranide l'aurait fait, et avait compris.

De toutes les menaces qui courent sur l'Imperium, la plus terrible est sans doute l'ombre du warp. L'espace démentiel de la dimension chaotique ne connaît pas de loi. Il est, contrairement aux galaxies les plus éloignées, un autre monde. Sa physique nous est compréhensible, sa logique inaccessible. Nous ne pouvons comprendre de lui qu'une chose: tant qu'il ne sera pas détruit, nous serons en éternelle compétition avec cet autre logique. Et les démons, car c'est ainsi que l'on nomme toute espèce résidente de ce monde, ont l’avantage de pouvoir se rendre plus facilement de leur dimension à la nôtre que de la nôtre à la leur.
Ainsi, alors que la disparition de notre monde semble irréversible, seule l’espèce la plus évoluée, l'élite de notre monde, celle qui se sera adapté à tous les milieux et à toute chose, aura une chance de contrer l'autre menace. Et cette espèce n'est autre que les tyranides.

« Je ne vous crois pas. Les tyranides ne sont que des animaux, incapables de ressentir émotion ou déduction. Nous aussi, les humains, pourrions prétendre au titre de la meilleure espèce! Alors pourquoi pas nous?!
-Vos propos sont désordonnés et illogiques, dit l'étrange femme d'une voix douce. Votre raisonnement trop fermé refuse, ne serait-ce que l'idée, qu'une autre espèce puisse-être votre égale, ou même vous être supérieure. L'homme a pendant sept millions d'années prouvé sa capacité d'adaptation. Mais votre esprit est clos. Ce qui fait votre force fait aussi votre faiblesse. De plus, tel les Eldars des temps jadis, vous avez prouvé que le chaos pouvait avoir quelconque influence sur votre cœur, car même si c'est une aberration, vous les sentez plus proche de vous que de nous. Et c'est pour ceci qu'aujourd'hui, alors que nous devons nous préparer à la grande bataille de notre temps, nous vous dévorons. Certes pour accumuler des forces, mais surtout pour vous empêcher de défendre notre ennemi.
-Mais c'est faux! Nous aussi combattons le chaos avec bravoure, au péril de nos vies! Nous aussi combattons le chaos pour préserver ce qui nous est chère! Oui il y a eu des traîtres, oui il y a des renégats, mais il y a aussi de la pureté en l'humanité! Et un jour, à force de persévérance, les fils de l'Empereur vaincront.
-Mais vos propos ne tiennent toujours pas. Il y a quelques siècles, il ne serait même pas venu à l'esprit d'un homme de rejoindre le chaos. Et aujourd'hui, on estime qu'un tiers l'a déjà fait! Et le jour où vous devrez choisir entre nous et eux, c'est le chemin de la mort que vous emprunterez.
Mais mes paroles deviennent confuses et la souffrance me lacère trop pour continuer. Je vais donc vous laisser.
-Vous êtes consciente que, dés que je serais revenu à moi, je n'aurai d'autre but que de vous éliminer? »
La femme s'approcha de Mucius si près qu'il pouvait sentir sa peau froide contre la sienne, et lui murmura à l'oreille d'une voix si douce qu'elle lui rappela celle de sa mère.
« Mais voyons, c'est déjà fait.
-Je ne comprends pas... Ne deviez-vous pas...
-La race tyranide le devra, pas moi. La lumière des Eldars fut trop forte pour mon corps, et si en apparence je suis plus forte que jamais, un rien suffirait à me détruire.
-C'est à dire que...
-Je suis morte. »
Et elle s'évanouit.

« ...il se réveille...que s'est-il passé...mais de qui parle-il?...nous sommes sauvés!...il n'a pas resurgit...son destin est désormais entre les mains de l'Empereur. »

Mucius s'éveilla dans une chambre d’hôpital. Il la reconnut. Il était de retour sur Nocturne, et autour de lui se dessinait nombre de visages familiers. Il se redressa sur son séant et dit d'un air morne: «Nous avons gagné. » Milan lui sourit d'un air triste. « Oui, mais la douleur nous accable.
-Et pourquoi donc? »
Les hommes se regardèrent, et hochèrent la tête d'un air las.
« Commençons par le commencement. Quand le cri a été poussé, nombre d'entre nous ont sombré dans une terrible folie, ils étaient pétrifiés. Nous avions besoin d'un général pour maîtriser la situation, et quand nous sommes arrivés dans votre salle, nous vous avons trouvé tranquillement assis sur un siège, serrant Ragnar Crinière noire du bras droit et Maneus Calgar du bras gauche. Sur le moment, on aurait dit un père rassurant ses fils. Mais quand nous nous sommes approchés, vous étiez comme en transe, et vos yeux brillaient d'un éclat bleuté.
-C'était même assez terrifiant... »
Milan hocha la tête aux propos d'un officier et continua.
« Cela a duré une bonne heure puis, subitement, vous vous êtes levés et avez hurlé. Et c'est là que c'est arrivé...
-Le serpent c'est tout d'un coup effondré, en poussant un soupir roque. Et il s'est aller écraser conte une planète. Il a relâché quelques spores mycétiques, mais nous avons bien vu qu'ils étaient déjà morts. Et puis vous êtes tombé dans les pommes...
-Et vous voilà ici. »
Mucius hocha la tête aux mots de ses confrères, et dit d'un air absent.« Mais alors pourquoi tant de tristesse en vos cœurs? »
Milan hésita, puis déclara: « Elle est morte. » Ces mots tombèrent comme hache sur Mucius, qui n'en parut pourtant pas étonné. « Nous avons appris que le lendemain de notre victoire, une terrible maladie était tombée sur elle, et qu'elle n'en avait pas réchappé. » Mucius resta silencieux, puis rit d'un air fou: « Alors vous avez emporté votre dû, hein! Vous l'avez prise dés que votre part du marché avait été accomplie! Et bien soi! C'est bien! Je n'en attendais pas mieux de vous! » Et s'effondrant sur son lit, il regarda fixement devant lui d'un air vide. Ces camarades, lisent la folie dans son regard, fuirent la chambre qui ne serait par la suite plus jamais habitée.

Nocturne n'était par réputée pour ses paysages. De longues colonnes de pierre noire s'élevaient dans le ciel telles des bras accueillants... ou menaçants. De profonds canyons sillonnaient le paysage, abritant en leur sein une lave qui ne durcissait jamais. Le ciel, constamment masqué par une fumée âcre et chargée de cendres, ne procurait qu'un maigre éclaircissement à ce monde morne et sans vie. Mais cette terre, aussi hostile soit-elle, abritait salamanders et autres colons. Et cette planète était la leur, qu'ils n'abandonneraient pour rien au monde. Elle était leur monde, qui les avait façonné à son image. Elle était leur monde, qui avait marqué à jamais leur culture. Elle était leur monde, qui était leur seul bien. Ainsi ce ne fut pas sur un monde verdoyant et ensoleillé que les funérailles de celle qui fut, en un autre temps, la compagne de Mucius Main de Braise, eurent lieu. Ce dernier s'engagea à la suite de ses hommes dans le défilé qui devait les mener jusqu'au torrent de lave qui, jadis, avait emporté les aïeux de la morte.
Mucius leva lentement les yeux au ciel. Autour de lui, les parois de basalte s'élevaient en un dernier hommage à un être si insignifiant. « Que représentons-nous de toute façon, nous qui ne sommes que des hommes? » songea Mucius avec amertume. Il repensa aux morts qu'ils avaient connus. Il repensa à Flam, si fidèle envers lui et en ce qu'il représentait qu'il avait préféré mourir que de voir son commandant, son ami, tomber dans la déchéance. Il repensa à la Tyranide, qui s'était sacrifiée pour une cause dont, elle le savait, elle ne verrait pas l'aboutissement. Enfin il se rappela le vieil ork. Cet ork avait changé irrémédiablement le destin de Mucius, il avait tracé le chemin qu'il entreprendrait. A l'époque, tout était si simple! La bravoure et la foie en l'Empereur suffisaient à triompher du plus fore des ennemis. Mais quand cet ennemi était aussi attaché que vous ne l'étiez à sa cause, que faire pour le vaincre? Le sang de Mucius se glaça. Que faire quand vous êtes l'ennemi?
Un bruit de plongeon le ramena à la réalité. On le regardait autour de lui avec un air mauvais. Il comprit qu'on lui avait proposé de se recueillir une dernière fois sur le corps de celle qu'il aimait, et qu'il n'avait rien répondu. Il se retourna et, laissant les autres hommes derrière lui, s'enfonça lentement dans l'obscurité. Il retournait chez lui.

Les brumes l'entouraient. Autour de lui se profilaient d'étrange silhouettes qui disparaissaient à peine étaient-elles apparues. De longs corps sinueux côtoyaient des formes bouffies qui ne cessaient de changer en des créatures si dérangeantes que seul le fou aurait pu les décrire... et y survivre. Au loin, les cris languissants des âmes perdues côtoyaient les hurlements des damnés. Dans les cieux, une ombre sans fin noyait les étoiles dans une abîme de douleur, de ténèbres et de haine. Au centre de ce tourbillon de souffrance se tenait Mucius, flottant tel un ange déchu. Devant lui les brumes s'écartèrent en un hurlement déchirant laissant apparaître une lueur rougeâtre. Mucius sentit sur lui une chaleur suffocante, étrangement accompagné de la froideur de la mort. Une intense sphère d'une lumière démoniaque apparu devant lui, et rit du rire que prend l'angoisse lorsqu'elle vous tient entre ses mains. Lancinante, sa voix aurait fait sombré quiconque dans la folie si elle ne l'avait déjà entendu. « Ton offre a été des plus délicieuses, je dois le dire. Ce n'est pas tous les jours qu'on goûte à une âme pure et vierge de tout vice. Mais ce que je me demande c'est... (il ricana) enfin ce que je devrai sme demander si j’étais franc, pourquoi es-tu revenu?
-Le marché n'était pas équitable. Vous étiez gagnant.
-Mais je ne suis pas du tout de ton avis... (un hurlement atroce vint du fond de la sphère, un hurlement de femme) je me délecte de ton présent.
-Vous ne m'aviez pas exposé toutes les facettes de l'accord, ni ce que cela représenterait!
-Faux. La victoire contre les tyranides contre la vie de ta copine. (il rit de plus belle) Magnifique! Je fais des rimes!
Mucius ne jugea pas nécessaire de relever que c'était faux.
-Mais vous ne m'aviez pas dit que cela représenterait votre victoire sur le vivant! Votre victoire sur le monde matériel!
-Le marché se fait sur l'instant. Il n'est nul besoin de parler de l'avenir. Ni d'ailleurs du passé. »
Mucius sentit une terrible torpeur l'envahir. La sphère revint dans les brumes qui l'avaient abritée, et il savait que là où elle allait, il ne pourrait la rejoindre. Il rassembla toute sa colère et tonna:
« Je vous défie! »
Un grand silence se fit. Le temps sembla s'arrêter, les silhouettes jusqu'alors en constante évolution s’arrêtèrent. Puis la sphère fonça sur Mucius et l'enveloppa de toute sa taille. L'homme se retrouva alors face à une entité qu'il ne pouvait concevoir, hors de l'espace et du temps. Il ferma les yeux, mais elle était dans son esprit. Il les rouvrit alors et fit face. Le seigneur de l'Imaterium gronda alors: « Depuis que je suis en ce monde nul n’osa me défier jusqu'à toi, jeune homme.
-Ne connaissant votre nom je ne puis le savoir.
-Ceux d'entre vous m'ont appeler Ian Dalomo, Eten Diuece, Khorneto Malfrat, Khorn. De tous ces noms dont le dernier n'est que la plus atroce des abréviations, un seul thème reparaît à chaque fois: celui de la colère pure, celui de la colère sanguinaire.
-Je n'en ai que faire...
-Sais-tu comment naît un dieu?
-(Mucius hurla d'une voix qui se voulait forte mais dont la peur transperçait à chaque intonation) Non! Je l'ignore...
-Et bien sache qu'à chaque fois qu'un être a une idée, elle donne naissance à un esprit, que l'on nomme génie. Ces génies sont généralement faibles et sans importance. En fait la plupart n'ont même pas de conscience à part entière. Il y a des millions de ces génies, en fait il y en a un par idée. Et plus cette idée se diffuse, plus le génie gagne en puissance et en pouvoir. Mais quand cette idée est adoptée par un peuple, que des millions d'êtres pensent la même chose, alors ce génie devient un dieu. Un dieu est un génie adopté par un peuple. Les plus puissants des dieux sont ceux nés des émotions mêmes d'un peuple. Ainsi l'un des plus puissants d'entre nous est le dieu de la peur. C'est d'ailleurs pour en revenir à tes amis les tyranides la raison pour laquelle on ne peut nous vaincre. Car le seul moyen de nous faire disparaître serait qu'il n'y ait plus d'être pour nous imaginer. »
Mucius sentit alors une vive douleur partout en son corps. Il ne pouvait la fuir. Elle était lui.
« Tu ne peux donc ne serait-ce que me vaincre car je suis l'idée du mal incarnée. Vous m'imaginiez si puissant que je le suis devenu!
-Écoutez mon défi!
-Quand tu étais devant les tyranides, alors que tu sentais ta fin proche et que tu cherchais désespérément un moyen de survivre pour prévenir ton peuple de la menace approchante, quand tu suppliais ton Empereur de venir à ton aide, est-ce lui qui est venu?! Est-ce lui qui t'a répondu?! Non! C'était moi! Moi qui t'ai proposé un marché, moi qui t'ai écouté! Et aujourd'hui tu oses me défier?
-(la voix de Mucius était plaintive et des larmes coulaient sur son visage) Mais je ne savais pas...
-Tu as alors décider de sacrifier ton amie! Il ne t'était tout simplement pas venu à l'esprit de me demander d'aller prévenir ton commandant de l'approche gzénos, sauvent ainsi ton peuple! La sauvant elle!
-Pardonne moi...
-Non! Non! Elle ne te pardonnera pas, toi qui l'as vendue! Toi qui n'as même pas eu la force de le lui aller dire! Elle te vois désormais tel que tu es, elle voit le monstre!
-Nooooon!!! »

Milan avait horreur de son commandant. Il le détestait d'autant plus qu'il l'avait autrefois aimé. Quand il arriva avec sa lettre de démission à la chambre de Mucius, il le trouva allongé, torse nu, ses yeux torturés plongés dans une abîme sans fin. Il appela un médecin, qui lui dit qu'il ne savait pas ce qui se passait. L'état du capitaine était stable et pourtant il semblait souffrir le martyr. Ses yeux toujours ouverts et son visage reflétaient un effroi tel qu'aucun homme n'en avait jamais connu. Quelques temps après alors que l'étrange coma se prolongeait, des hommes de l'Ordo Malleus étaient allé emporter le corps dont même les spasmes de l'agonie avaient déserté les muscles. De sa main tomba un papier, froissé. Milan le ramassa et y lut:

Imaginez donc, le plus beau des paysages.
Des prairies vallonnées, aux longues herbes brunes.
Au centre se trouvent deux lac, dont le bleu est si pur,
Que même le ciel ferait pâle figure.

Imaginez donc, le plus beau des paysages.
De grandes forêts noires, par dessus les lacs.
Dont les reflets d'azurs,
Dessinent de longs arcs.

Mais les lacs ont débordé,
En dernier signe de pureté.
Les eaux se sont taries,
Et les forêts se sont défraîchies.

Imaginez donc, le plus triste paysage,
Dont la clarté est partie,
La splendeur, évanouie.
Mais des vestiges sont restés,
Tels des espoirs de passage.
Et la beauté perdurera,
Même si c'est celle du soir.

Milan pleura. Il reconnu le poème enfantin que Mucius avait écrit à la mort de sa sœur. Mort qui l'avait décidé, malgré son jeune âge, à rentrer dans le corps des salamanders. La perte de sa sœur avait en effet été pour Mucius un tel traumatisme que son caractère en avait été altéré à jamais. Il était devenu triste, froid, violent. Mais il se rappela qu'on était en train d'emporter le corps de son ami vers des endroits où l'on lui réservait des soins dont nul homme n'avait réchappé. Milan s'élança vers la navette, mais trop tard. Elle fendait déjà les nuages de Nocturne. Milan s'effondra, le regard vers le ciel, et cria. Mucius n'était plus.
C'est ainsi que les salamanders attendent toujours, sans grand espoir certes, mais néanmoins , le retour d'un héros de leur chapitre. Ils savent en effet dans leurs cœurs que celui qu'il espèrent n'est pas mort et, qu'un jour, il reviendra aux côté de leur primarque.
C'est ainsi que les annales des salamanders relatent l'histoire de Mucius Main de Braise, Capitaine de la Cinquième compagnie de combat des Salamanders.

Mucius se sentait déchiré, emporté de toute part par des mains de ténèbres. Mais il n'y résista pas. Il savait où l'on emmenait son corps, dans les limbes éternelles de la douleur. Il le méritait après tout. La seule chose qu'il regretta fut de ne pas avoir sauvé celle qu'il aimait, et c'était l'idée de sa douleur qui le faisait le plus souffrir. Une larme coula sur sa joue. Il plongerait dans les limbes, et il y serait seul.


Je noterai que pour une raison de compréhension, le même texte a été posté sur le topique de LA MAIN DE BRAISE, mais qu'il s'agit en fait du même texte.

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L'ombre funeste
Mawloch
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MessageSujet: Re: Une ombre dans ton dos.   Dim 11 Mar 2012 - 17:28

Ah que m'a-t-il dont pris d'ainsi assassiner ma flotte ruche?! Ah que m'a-t-il dont pris d'ainsi la trahir?! Et de par en plus ces durs mots, vils et cruels que "Cette flotte ruche a vécue, a été oubliée, est ressortie, puis est à nouveau tombée dans l'oubli. Je met donc un terme à ses agissements".
Est-ce donc parce que nous avons oublié la crainte que celle-si a disparu? En oubliant une chose, est-elle obligée de disparaître? Existons-nous si personne n'est conscient de notre existence?!
Et aujourd'hui je pleur. Je pleur car je ne puis la faire renaître de ses cendres. Et pourtant je l'aime, je l'aime et je l'adore. Elle est ma raison d'être, le sens de ma vie. Alors si je ne puis la sauver, je puis au moins l'améliorer!

Le texte suivant a originellement été posté le 11septembre 2011 à 22h 12, bien avant donc la sortie du codex Necron. Je l'ai alors aujourd'hui amélioré en conséquence. J'ai mit les deux textes afin que les curieux puissent comparer. Normalement le second est censé être bien meilleur que le premier. Rolling Eyes

(ancien texte)
Citation :
"Il y a 64 millions d'années: aux alentours de 200ans avant l'arrivée des C'tans dans la civilisation nécrontyr, dont c'est alors l’apogée."

Alors que la terre n'est qu'un cailloux stérile bombardée par des météore de feu, une petite planète était le foyer d'une civilisation brillante: la civilisation nécrontyr. Cette dernière avait bâti un empire planétaire tortueux et dangereux, car insoumis aux dirigeants d'alors. Mais cet empire avait un terrible défaut: il était bâti autour d'un soleil 2,3 fois plus puissant que le nôtre. Il y avait deux dangers à cela (mis à part le fait que l'indice de mortalité dû à la vieillesse était de 30ans). Le premier était qu'il brouillait les communications entres planètes. Le second était qu'il empêchait les nécrons de scruter les étoiles situées à l'arrière de l'astre, même avec une technologie de pointe. Aussi lorsqu'une ombre s’abattit sur Orient3, nul ne se rendit compte que le peuple courait son plus grave danger depuis des siècles.

Il est bon de savoir que les nécrons n'ont jamais eu de rapport avec d'autres races extraterrestres. Si leur empire paraissait grand, il ne se composait que d'une trentaine de planètes et ne se développait que d'un côté de son soleil. Aussi les nécrons qui ne pouvaient ne serait-ce que concevoir une vie étrangère, n'étaient absolument pas préparés à un assaut planétaire.

Un à un, tous les astres tombaient sous une ombre invisible et inconnue. Il fallut que les deux tiers de l'empire sombrent dans les ténèbres avant que le gouvernement se rende compte que quelque chose n'allait pas. Il fallut encore la disparition de trois systèmes pour que la menace soit identifiée comme venue d’ailleurs, et d'un dernier, avant qu'une armée soit levée. Ceci fut le début de la réelle première guerre tyranique.

2mois plus tard.

Le monde avait bien changé depuis le début de cette narration. En l'espace de 61jours, l'empire nécron avait plus changé qu'en 2000ans. Le capitaine Dallas se redressa sur sa chaise, le regard fixé sur les bio-vaisseaux, ces derniers continuant leur monotone avancée vers l'espoir de nouvelles proies. Il était lui-même à la tête d'une armada fière de 4200 vaisseaux, tous prêts à la guerre.
Cette bataille décidera du destin du peuple nécrontyr, Dallas la savait. Et chaque vaisseau perdu était une marche vers la mort. Et encore, ce n'était pas la mort qui l’effrayait le plus, c'était l'oubli. L'un des points communs à toutes les civilisations sans passé est de tomber dans l'oubli. Quoi de plus effrayant que la perspective de disparaître à jamais, sans laisser de traces? Car si cette angoisse disparait naturellement avec les civilisations ultérieures, elle dicte la vie de tout homme de l'antiquité. Et Dallas n'y faisait pas exception.

Une odeur âcre flottait dans l'espace en même temps que des épaves noircies par le feu et des déchets organiques carbonisés au 8ème degré. Le capitaine Dallas était en compagnie de son seul supérieur hiérarchique: l'amiral Quatrich. Ce dernier était l'antithèse du héros et pourtant; malgré sa bedaine dominante et ses petits yeux furtifs, sa renommée était légendaire. Dallas prit la parole:"La bataille est une victoire. Les orientydes (à l'instar de l'Impérium qui appellera les tyranides ainsi de par la première planète à avoir subi leur déprédation, les nécrons avaient choisi Orient3 comme nom de la race) ont été repoussés vers le nord. Certains de leurs bio-vaisseaux ont survécu, mais je ne pense pas qu'ils reviennent. De toute façons, nous ne pourrions survivre à un second assaut. Pas avant d'avoir repris du poil de la bête."

Mais les tyranides ignoraient que les défenseur ne pourraient plus se défendre. Aussi quittèrent-ils le système de nouveau à la recherche de proies. Mais ils décidèrent de changer radicalement de tactique. Ils pensèrent qu'en créant des organismes suffisamment résistants pour tenir des millions d'années, ils pourraient récolter tant d'informations sur une espèce que quand ils reviendraient, non seulement ils bénéficieraient d'informations uniques, mais en plus l'ennemi serait déjà affaibli par l'attaque des organismes, théoriquement réveillés juste avant l'arrivée de la flotte.

1mois plus tard.

Dallas était aux commandes de son vaisseau personnel. Il était heureux qu'il ne fût pas plus endommagé par la bataille qui s'était déroulée quelques semaines plus tôt. A la défaite des orientydes, le gouvernement avait fait une priorité de trouver des systèmes habitables, possédant leur propre soleil. Et Dallas en avait trouvé un. Les nécrons n'étaient pas difficiles en matière d'étoiles. Aussi le jaune maladif de celle-ci n'était pas un problème.
Le vaisseau se posa sur la planète qualifiée "d'habitable". Elle était certes balayée par des vents violants et ne possédait une atmosphère qu'à peu-près correcte, il suffisait d'installer des modificateurs d'air pour arranger tout ça. C'était cher, mais efficace. Pour la première foi depuis le début du voyage, Dallas descendit à la cave où étaient conservés les modificateurs lorsqu'il eut une vision d'effroi. La cave était constellée de centaines d’œufs hauts de trente centimètres. Ne sachant ce que c'était, il s'avança vers l'un d'eux avec un rictus de dégoût. Il le toucha. Rien ne se passa. Il allait s'en aller lorsque l’œuf s'ouvrit, et que ce qui devait être une larve d'orientyde lui sauta au visage. Nous n'aurons besoin que de vous dire que ce n'était que le premier stade de ce qui sera plus tard le croisement d'un genestealer et d'un guerrier. On n'entendit plus jamais parler de l'équipage de Dallas, ni d’ailleurs de son commandant. L'empire nécron est injuste avec ses héros.


(nouveau texte)
Ce conflit eu lieu environs mille ans avant la rencontre des Necrontyrs avec les Anciens.

Lorsqu'une ombre s’abattit sur Orient3, nul ne se rendit compte que le peuple Necrontyr courait son plus grand danger depuis des siècles.

Les Necrontyrs n'avaient, à l'époque de ce récit, jamais eu de rapports avec quelconque race extraterrestre intelligente. Si leur empire paraissait grand, il ne se composait que d'une trentaine de planètes et ne se développait que d'un côté de son soleil. Aussi les Necrontyrs, qui ne pouvaient ne serait-ce que concevoir une vie étrangère, n'étaient absolument pas préparés à un assaut planétaire.

Lorsqu'ils scrutèrent les étoiles, ils se rendirent compte qu'un à un, tous les astres tombaient sous une ombre invisible et inconnue. Il fallut que les deux tiers de l'empire sombrent dans les ténèbres avant que le triarcat se rende compte que quelque chose n'allait pas. Il fallut encore la disparition de trois systèmes pour que la menace soit identifiée comme venue d’ailleurs, et d'un dernier avant qu'une armée soit levée. Ceci fut le début de la guerre contre les orientides, nommés ainsi de par la première planète à avoir subi leurs déprédations. Ceci fut le début de la réelle première guerre tyranique.

En l'espace de 61jours, l'empire Necrontyr avait plus changé qu'en 2000ans. Dalascos, un jeune dynaste venant à peine d'hériter de son père, se redressa sur sa chaise, le regard fixé sur les bio-vaisseaux. Ils étaient atroces. D'immondes excroissances suintantes jaillissaient des crocs démesurés. De longs tentacules partaient de nulle part pour aller se perdre dans le néant. Et ils continuant leur monotone avancée vers l'espoir de nouvelles proies.
Il eut un rictus de dégoût, suivi d'une moue méprisante. Jamais ces limaces ne détruiraient le peuple Necrontyr. Il avait toute confiance en ses vaisseaux. Le jeune dynaste était en effet à la tête d'une armada fière de 4200 croiseurs, faucheurs et autres navires de guerre. Tous prêts à se sacrifier pour la survie du peuple.
Cette bataille déciderait du destin du peuple Necrontyr, Dalascos la savait. Et chaque vaisseau perdu était une marche franchie vers la mort. Mais ce n'était pas la mort qui l’effrayait le plus, c'était l'oubli. L'un des points communs à toutes les civilisations sans passé est de tomber dans l'oubli. Quoi de plus effrayant que la perspective de disparaître à jamais, sans laisser de traces? Car si ce genre d'angoisse disparaissait naturellement avec les civilisations ultérieures, elle dictait la vie de tout homme de l'antiquité. Et Dalascos n'y faisait pas exception.

Les croiseurs ouvrirent le feu. Les faisceaux de fission désintégraient littéralement un grand nombre de monstruosité, mais ces horreurs venaient d'un autre monde. Leurs réactions face aux armes utilisées étaient bien moins fortes que celles d'un Necrontyr, et les dommages étaient encore atténués par le vide de l'espace.
Bientôt, sorties des entrailles de leurs mères, de terribles et noires nuées fondirent sur la flotte Necrontyr. Dalascos vit avec horreur les ventouses de ces organismes attaquer la coque de son navire, la faisant fondre. Il prit alors son fauchard et, suivi de ses guerriers, quitta le poste de commandement en direction de la brèche.
Lorsqu'il arriva à l'endroit désigné, il dut affronter un terrible silence. La respiration de ses guerriers s'était tue. Le ronronnement des machines ne résonnait plus. Les minutes passèrent. Puis, lentement, un bruit de succion se fit entendre. Mais sur la paroi rien ne bougeait.
Un soldat cria alors. Il avait retiré son casque et avait plaqué ses mains contre son visage Une vapeur tintée de sang filtrait entre ses doigts distordus par la souffrance. Dalascos ne comprit d’abord pas, puis vit une goutte tomber juste devant son pied. Instantanément, le parquet du vaisseau se désagrégea. Il leva lentement la tête vers le plafond. « Mettez-vous à couvert ! », hurla-t-il à ses hommes alors que la voûte s'effondrait. Derrière une vague d'acide apparut une de ces ventouses. Elle était bien plus grand qu'il ne l'avait imaginée, du diamètre d'une grande coure. Et de cet immonde orifice jaillit un flot de créatures tout aussi atroces. Elles tombèrent du ciel en une marée grouillante de griffes et de crocs, de plaques de chitine et de bave acide.
En leurs mains étaient enserrés de sortes de gros vers frémissants, qui relâchaient continuellement venin et poison. Chacune de ces créatures faisaient la taille du enfant, mais leur force équivalait de loin celle d'un homme. Dalascos exécuta de grand moulinets de son arme. Les crissement stridents de la chitine brisée résonna dans ses oreilles, le faisant frémir. Étrangement, ces êtres étaient terriblement silencieux. Même dans la mort, aucun son n'émanait de leurs bouches. « Et ce crissement dans ma tête... ! », gémit Dalascos.
A ces côtés, un soldat hurlait « Je les entend ! Ils m'appellent ! J’entends leurs griffes dans ma tête ! Ils en veulent à nos femmes, à nos enfants... ils en veulent à nos champs ! » Un coup fit alors voler le fauchard de Dalascos. C'en était fini de lui. Il le savait. Et ces créatures allaient se repaître de sa chaire.

Une odeur âcre flottait dans l'espace. Des épaves noircies par le feu et des déchets organiques dérivaient lentement. Dalascos était en compagnie de son seul supérieur hiérarchique: le tétrarque Malienis de la dynastie Boréenne. Ce dernier était l'antithèse du héros. Il était plus petit et chétif encore que les autres Necrontyrs, plus squelettique encore qu'un nourrisson. Et pourtant sa renommée était légendaire. Dalascos prit la parole: « Suis-je donc encore de ce monde ?
-Oui. Fort heureusement. Et ce grâce à vos hommes.
-Que c'est-il donc passé ?
-Et bien voyez-vous, nous avons remarqué qu'étrangement, lorsque les orientides approchaient, les intellectuels entendaient de sombres voix dans leurs têtes. Comme vous l'avez décrit. Des voix susurrantes et inquiétantes. Ces voix nous faisaient penser que ces créatures étaient non seulement doués de raison, mais qu'en plus elles pouvaient nous être supérieures. Au contraire, les illettrés et autres faibles d'esprit n'entendaient rien et ne voyaient que des animaux.
-Mais que cela veut-il dont dire ?
-Cela veut dire que l'évolution a dotée les orientides, non de l'intelligence, mais de la capacité de se faire paraître plus impressionnants. Ils sont capables de lire dans notre esprit et de jouer avec notre imagination. Ils nous font croire qu'ils sont bien plus forts et nombreux qu'ils ne le sont vraiment. Voulez-vous une preuve ?
-Bien que décontenancé je vous crois.
-Bien... Ah au fait ne devions-nous pas partager un succulent repas ?
-C'est bien vrai...
-Tenez. Voici un serpent tout droit venu de Phornica.
-Merci mais c'est...
-Ne le mangez pas ! Le tétrarque reprit brusquement le cadavre.
-Nous dînerons plus tard. Ceci est en fait une carcasse d'orientyde. Trouvée dans votre vaisseau. Dérangeant, non ? La façon dont ce si petit être peut se faire passer pour une monstruosité extraterrestre armée d'un ver...
-Alors c'est ceci que j'ai affronté ? J'étais pourtant sûre...
-D'avoir affronté une créature de la taille d'un enfant ? C'est une illusion que nous avons tous subi. Même les plus niais. Mais ce sont les seuls cadavres à avoir été découverts.
-Et les bio-vaisseaux ?
-Encore une aporie. Car eux aussi ont mystérieusement disparu.
-Effrayant... »

Dalascos était aux commandes de son vaisseau. Il était heureux qu'il ne fût pas plus endommagé par la bataille qui s'était déroulée quelques semaines plus tôt. A la défaite des orientydes, le triarcat avait fait une priorité de trouver des systèmes habitables, possédant leur propre soleil. Et Dallas en avait trouvé un. Les Necrontyrs n'étaient pas difficiles en matière d'étoiles. Aussi le jaune maladif de celle-ci n'était pas un problème. Il n'y avait plus qu'à l'explorer, puis à faire part de la découverte au reste du peuple.
Le vaisseau se posa sur la planète qualifiée d'"habitable". Elle était certes balayée par des vents violents et ne possédait une atmosphère qu'à peu-près correcte, mais il suffisait d'y installer des purificateurs d'air pour arranger ce problème. Les installations étaient chères, mais efficaces. Pour la première foi depuis le début du voyage, le jeune dynaste se permit un soupir de contentement. Il ne serait pas oublié.

Phoeros descendit à la cave où étaient conservés les purificateurs. Ils allaient dans quelques heures atterrir sur la planète, et il fallait s'assurer que la cargaison serait en état de marche dés les premières minutes de l'exploration. Il sauta lestement sur le sol avant de glisser sur une matière spongieuse.
Il se releva péniblement avant de s'essuyer le visage. Il grommela de dégoût en se voyant recouvert de la tête aux pied d'un mucus organique. Phoeros regarda alors d'où venait cette matière avant d'avoir une vision de cauchemar. La cale était constellée de centaines d'excroissances aux formes ovoïdes. Toutes suintaient et certaines semblaient respirer. Ne sachant ce que c'était, il s'avança vers l'une d'elles et la toucha. Rien ne se passa. Il allait s'en aller chercher de l'aide lorsque la chose s'ouvrit. Il hurla alors qu'un organisme aux allures arachnéennes lui sauta au visage.

La planète fut classée inhospitalière et sons système, jugé hostile, abandonné à jamais. On n'entendit plus jamais parler de Dalascos, noble de la dynastie Charnovokh, ni de ses sujets. L'empire Necrontyr est injuste avec ses héros.

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